logo retour accueil

Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
et de la Recherche publique


|

Accueil >>Métiers >>Sup, Recherche >>Campus

11 juin 2004

n°492

La glorieuse ( ?) incertitude des délais postaux fait que certains lecteurs de Campus ne liront cet éditorial qu’après le 13 juin. Il nous est apparu cependant nécessaire de rappeler les liens qui existent entre l’Europe, l’enseignement supérieur et la recherche, liens dont l’étroitesse rend impossible, au moins pour des raisons professionnelles, le désintérêt vis à vis du scrutin de dimanche prochain.

La place de l’enseignement supérieur et de la recherche dans l’Europe n’est plus à démontrer. Vecteur social, économique, culturel favorisant la compréhension interculturelle, cet espace (ou ces espaces pour les séparatistes) donne à l’Europe une dimension à ses ambitions, en proposant des formations et des orientations scientifiques de qualité, le tout supporté par un financement qui, pris en brut, peut donner le vertige. Citons ne serait-ce qu’Erasmus ou les programmes-cadres (PC) de recherche : 1,85 milliard d’euros pour Socrates pour 2000-06, 17,5 milliards d’euros pour le 6e PC (pourtant toujours inférieur au 3 % du PIB global !).

Toutefois, même si l’harmonisation (pour l’Education) et la synergie (pour la recherche) sont les maîtres-mots de la démarche des Etats membres, il reste à répondre à bien des questions quand à leur mises en œuvre. Evoquons le LMD, par exemple, où la reconnaissance réciproque des grades délivrés ne résout pas tous les problèmes, en particulier lors de la délivrance de diplômes communs dont l’organisation peut être très différente d’un pays à l’autre.

Concernant la recherche, il faut noter que les chercheurs n’ont pas attendu les orientations de l’Union Européenne pour se lancer dans des collaborations internationales. Cela a peut être facilité la mise en place des différents programmes-cadres ainsi que leur réalisation. Il semble que le système appel d’offres / évaluation permette de mieux apprécier son impact sur la communauté (cf. le 3ème rapport européen sur les indicateurs scientifiques et technologiques).

N’oublions pas non plus que l’Europe, en tant qu’institution, a joué un rôle pilote auprès de l’ensemble des Etats européens à propos de la place des femmes en sciences. Ceci a conduit en France à la signature, le 25 février 2000, de la convention interministérielle en faveur de l’égalité des hommes et des femmes dans le système éducatif.

Enfin, en attendant que ces travaux bien établis au sein de la commission européenne s’élargissent au monde entier, notons que la Turquie a déjà été admise au processus visant à la création de l’espace européen de l’enseignement supérieur : une question de moins à se poser avant d’aller voter !

Le secrétariat, le 7 juin 2004



Imprimer

thèmes abordés


Dans la même rubrique

[ Les autres ]