Le débat national sur l’École a souligné la nécessité de conduire tous les élèves à la réussite : c’est effectivement une priorité fondamentale.
Il ne s’agit pas pour le Sgen-CFDT de s’exprimer sur l’ensemble du rapport de la commission Thélot mais de mettre en avant des idées-force.
Le Sgen-CFDT partage le principe des 8 programmes d’action exprimés dans le rapport de la commission Thélot. Mais les intentions affichées ne sont pas toujours suffisantes.
Le Sgen-CFDT se félicite de la mise en avant du principe d’un socle commun dans le cadre de la scolarité obligatoire. Mais le contenu de ce socle ne doit pas être étriqué et conduire à de nouvelles filières au niveau du collège (cf. diversification à partir de la 5ème). Ce socle doit être ambitieux.
Le Sgen-CFDT se réjouit du rappel de la politique des cycles et de la mise en avant d’une meilleure continuité éducative école/collège.
L’autonomie des établissements doit être abordée à partir d’un projet élaboré en équipe et non à partir d’une conception managériale des structures.
Dans le même esprit, le Sgen-CFDT est opposé à la création de chefs d’établissement dans le premier degré, proposition qui ne répond pas aux problèmes actuels de fonctionnement et de direction dans l’école.
La mise en œuvre du partenariat ne doit pas se traduire par la disparition dans les établissements des personnels de santé/sociaux et d’orientation.
Enfin, l’ambition de mener tous les élèves à la réussite passe nécessairement pour le Sgen-CFDT par une reconnaissance institutionnelle des tâches de l’enseignant et leur inscription dans le service (travail en équipe, relation avec les parents, suivi individualisé, ...). Mais cette prise en compte doit concerner les enseignants du premier et du second degré et ne doit aucunement alourdir le service des enseignants.
Ce rapport comporte des éléments pertinents pour discuter de la future loi d’orientation, loi qui devra prendre en compte les éléments forts de celle de 1989 :
l’élève au centre,
aucun élève sans qualification,
élévation du niveau des connaissances et des qualifications.
Le Sgen-CFDT attend à présent que le ministère François Fillon ouvre des négociations qui prennent aussi en compte la nécessité de donner au service public d’éducation les moyens de conduire effectivement tous les jeunes à la réussite.