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Le rituel des vœux de début d’année ne doit pas masquer les nuages qui se sont accumulés au-dessus de l’enseignement supérieur et de la recherche. A l’exception de la volonté politique de poursuivre l’harmonisation européenne des diplômes, harmonisation qui semble devoir progresser correctement mais ne s’inscrira réellement dans les faits que si le ministère donne les moyens nécessaires aux universités, les sujets d’inquiétude ne manquent pas. Le premier est justement d’ordre financier, avec le signal fort envoyé par le Sénat, voulant supprimer 2 millions d’euros de crédits de fonctionnement aux établissements, soit les deux tiers de l’augmentation de la dotation globale de fonctionnement , déjà cruellement insuffisante comme on pourra le constater dans les pages suivantes de ce numéro de Campus. Dans ces conditions, toute régulation budgétaire touchant l’enseignement supérieur serait insupportable. On peut continuer par les nominations de recteurs. Celui de l’académie de Paris, Maurice Quenet, a présidé une commission dont le rapport sur les carrières et les statuts des enseignants du supérieur, remis en 1994, avait permis à Campus de titrer "Mission Quenet : 30 propositions pour reculer" (n° 311), puis "Un rapport pour rien et des propositions globalement négatives" (n° 313). Alors que le plan U3M prévoit un effort particulier pour Paris, il n’est pas certain que le gouvernement voit d’un bon œil le succès d’un développement universitaire parisien qui pourrait être trop favorable à Bertrand Delanoë, mais nous n’osons pas croire que le nouveau recteur puisse se prêter à des manœuvres de retardement dans ce domaine... Autre nomination inquiétante, celle de Georges Septours pour l’évaluation des IUFM, dont on peut craindre qu’elle ne conduise, à la fin janvier, à des propositions extrêmement dangereuses pour ces instituts, leur attribuant des missions plus proches de celles d’écoles d’applications que d’institut universitaires. Nous n’oublierons pas que le ministère de la recherche, qui a assisté sans broncher, en 2002, à l’annulation par Bercy du plan décennal de recrutement ayant pourtant fait l’objet d’un accord interministériel, semble s’intéresser beaucoup plus pour 2003 à un redécoupage du CNRS, dont l’urgence échappe à tout le monde, qu’à se faire rendre les emplois injustement supprimés. Bonne, l’année 2003 ne pourra donc l’être que si l’action des adhérents et des sections du Sgen-CFDT permet de faire échec à ces menaces, mais entraîne aussi une large mobilisation des électeurs à l’occasion du renouvellement du CNU. Voilà les vœux que formule...
... le secrétariat, le 6 janvier 2003 Au sommaire Dans la presse ATOSS :
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