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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
Construisons l'École de tous
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Tout commence par l’ordonnance Bertin du 6 janvier
1959 qui allonge la scolarité obligatoire de 2 ans pour
les enfants ayant 6 ans au 1er janvier 1959. La scolarité
portée à 16 ans n’est donc effective qu’en 1967. On peut rappeler qu’antérieurement le plan Langevin-
Wallon (1945-1946) définissait deux façons de concevoir
la « démocratisation » de l’enseignement. L’une
individuelle, où tout homme, tout enfant doit pouvoir
arriver, s’il le mérite, au maximum. L’autre, beaucoup
plus générale, qui conçoit l’élévation générale de la
Nation quel que soit le travail ou la fonction qu’auront
à exercer les individus. Après guerre, dans un contexte de « guerre des cerveaux
», une politique volontariste avait permis le
développement quantitatif de l’accès à l’enseignement
supérieur. Le budget avait été multiplié par 4
en francs constants et le nombre d’étudiants par 2,5.
Effort jamais reproduit depuis. Les collèges d’enseignement secondaire (CES) avaient
été créés en 1963 par la réforme Capelle-Fouchet. Conçus
comme des gares de triage, ils rassemblaient toutes
les filières dans un même établissement pour faciliter
le repérage des bons élèves, auparavant éparpillés,
en vue d’un recrutement élargi des élites. L’élitisme
républicain s’imposait comme modèle pédagogique. En 1974, Haby crée le collège unique. Son objectif est
l’augmentation du niveau de connaissances et de culture
de chaque jeune. Le système scolaire se trouve
alors dans l’obligation d’assurer l’accès à un savoir
minimal... dont les contours ne seront jamais définis. Cette question du « savoir-plancher » se posera à plusieurs
reprises par la suite et restera sans réponse :
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