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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
Construisons l'École de tous
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| Accueil >>Sgen-CFDT >>Propositions >>Le socle commun : une ambition pour la démocratie | |||||
Pourquoi un socle commun ? Telle
est la question formulée d’emblée
par Annette Bon, qui fut directrice
adjointe de l’INRP. En termes incisifs,
elle souligne la relation directe entre
définition d’un socle commun et démocratisation
de l’enseignement. Cette relation sera mise en évidence
à plusieurs reprises par les
intervenants de la journée. Claude
Lelièvre rappelle que cette longue
marche vers le socle commun s’est
construite sur plus d’un siècle, mais
non sans ambiguïté, avec la tentation
toujours présente d’orienter,
de « trier » précocement les élèves
selon leurs résultats scolaires . Il considère que la commission
Thélot, dont il est membre,
a permis de faire avancer le débat
de manière spectaculaire et voit
dans les discussions actuelles une
évolution historique. La démocratisation toujours à faire
du système éducatif passe par la
définition d’un socle commun à
tous les élèves. Raymonde Piecuch,
secrétaire générale adjointe du
Sgen-CFDT, développe ses arguments
: les missions et le fonctionnement
du collège ont été pensés
dans la perspective du lycée, et non
dans la continuité de l’école élémentaire,
avec pour conséquence
directe une sélection, voire même
une exclusion des jeunes moins bien
adaptés à ce modèle et socialement
moins favorisés. Elle souligne que
si « la culture est ce qui permet de
parler ensemble, de vivre ensemble,
il y a urgence et nécessité pour
la cohésion sociale de développer
les capacités à faire société ».
Raymonde Piecuch,
secrétaire générale adjointe du Sgen-CFDT. En réclamant une transformation de l’École pour permettre la réussite de
tous les jeunes, le Sgen-CFDT insiste sur la nécessité de défi nir un socle
commun, véritable levier de transformation. Mais le socle commun n’a de
sens que s’il y a engagement à faire acquérir par tous ce qui a été jugé indispensable à tous. Programmes, fonctionnement de l’école, modalités d’apprentissage,
définition du métier enseignant, recrutement et formation des
personnels doivent être adaptés à cet objectif, pour que soient restaurés le
sens et le plaisir d’apprendre et d’aller à l’école. Entre socle commun et culture commune, la différence peut paraître mince
voire nulle, et il est vrai qu’il faudrait pouvoir s’attacher au contenu plus
qu’aux slogans. Néanmoins parler de culture évite de se poser la question
du périmètre de ce qui doit être enseigné. Ne négligeons pas le fait que,
dans le milieu enseignant, la notion de culture est souvent associée à une
déclinaison disicplinaire des savoirs traditionnels. L’idée de socle commun
inclut, quant à elle, savoir-faire et savoir être, éléments essentiels à la construction
du futur personnel et professionnel de l’élève. Isabelle Jalabert,
secrétaire générale adjointe de la FCPE. Construire le collège de la réussite de tous impose que soit clairement défi -
nie la fonction spécifi que du collège, à savoir permettre l’acquisition d’une
culture commune en repoussant à l’issue de la scolarité du collège tout
processus de sélection et d’orientation, en défi nissant des objectifs qui
doivent être atteints par tous.
Annie Thomas,
secrétaire nationale de la CFDT. La CFDT affi rme qu’un socle socle commun à
tous les futurs citoyens est nécessaire parce
que le besoin d’élévation des compétences en
France ne cesse d’augmenter et qu’il faut permettre
à l’ensemble d’une classe d’âge de vivre
ensemble, d’acquérir des valeurs fondamentales
et d’éviter l’exclusion. Il s’agit là d’un enjeu
démocratique d’importance. Pour la CFDT, c’est
donc la Nation qui doit défi nir le socle commun
dans le cadre d’un débat démocratique autour
des objectifs et des missions du collège. Dans
la période de discussion qui s’est ouverte à l’occasion
du projet de loi d’orientation, la confédération
sera vigilante, car « le diable se cache
souvent dans les détails ».
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