logo retour accueil

Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
et de la Recherche publique


|

Accueil >>Actualité >>Débat national sur l’avenir de l’École >>Projet de loi d’orientation

12 décembre 2004

François Fillon vient de présenter son projet de loi d’orientation pour l’avenir de l’École. Quelle déception ! Il s’agit en fait d’un patchwork, d’un projet sans souffle, en trompe-l’oeil, qui ne répond aucunement à cette « nouvelle ambition pour l’École » pour les deux décennies à venir contrairement à ce que le ministre affi rme.

On peut se poser la question de l’utilité des centaines de débats qui se sont déroulés de septembre 2003 à mars 2004 et du rapport de la commission Thélot. En ignorant la parole, les paroles, le débat, les débats, François Fillon ne contribuera certainement pas à réconcilier le citoyen avec la chose publique. En ignorant pour l’essentiel le débat national, pourtant voulu par le gouvernement, le ministre prend le risque d’éloigner l’École de la Nation.

Certes, l’actuelle loi, celle de 1989, n’est pas supprimée. Les objectifs
-  aucune sortie d’élève sans qualifi cation, 80 % d’une classe d’âge au bac - sont réaffi rmés et cela n’allait pas de soi, mais les moyens pour les atteindre sont passés sous silence...

Si le Sgen-CFDT ne partage pas, loin s’en faut parfois, toutes les propositions du rapport Thélot, il n’en demeure pas moins qu’un certain nombre de celles-ci, en rupture avec l’existant, sont susceptibles de contribuer à la démocratisation du système éducatif, démocratisation en panne depuis une dizaine d’années.

En fait, le projet du ministre de l’Éducation nationale est pour l’essentiel un projet conservateur avec une conception totalement libérale du métier enseignant.

Nous n’en doutons pas, les échanges risquent d’être vifs entre les tenants du conservatisme et ceux de la transformation, et tout cela dans une période resserrée, précipitée même : le projet de François Fillon sera présenté au Conseil supérieur de l’Éducation le 16 décembre, au Conseil des ministres début janvier et au Parlement au printemps prochain. Il est encore temps de peser, d’infléchir ce projet, d’en supprimer les mesures les plus réactionnaires.

L’avenir de l’École, la réussite de tous les jeunes passent par notre engagement à toutes et à tous.



Imprimer

Dans la même rubrique

[ Les autres ]