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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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11 janvier 2005

Campus n° 497 du 10 janvier 2005

Deux lois d’orientation sont actuellement en préparation :
-  loi d’orientation pour l’avenir de l’école, la plus avancée (on trouvera les implications de ce projet de loi pour les IUFM dans le compte rendu du Cneser page 5 et 6),
-  loi d’orientation et de programmation de la recherche.

 Le projet de loi d’orientation pour l’avenir de l’Ecole vient d’être rejeté par le Conseil Supérieur de l’Education le 16 décembre avec 4 voix pour et 39 contre. Pourtant cette loi avait été précédée d’une large concertation : 25 000 débats publics, rapport de la commission Thélot. Ce projet ignore pour l’essentiel le Débat national. L’objectif de conduire tous les jeunes à la réussite scolaire passe par une loi ambitieuse et courageuse. Nous en sommes loin.

 La loi d’orientation et de programmation de la recherche a elle aussi été précédée par les documents des Etats généraux de Grenoble. Une délégation du Sgen-CFDT a été reçue pour une première présentation de cette future loi, on en trouvera un compte rendu pages 7-8. Plusieurs points apparaissent déjà incontournables si l’on veut que cette loi permette de relancer réellement l’activité de la recherche publique et ne soit pas qu’un slogan politico-publicitaire de plus.

• La programmation des moyens de recherche sera évidemment cruciale. Elle devra, pour ce qui concerne les créations d’emplois, prendre en compte tous les acteurs de la recherche, enseignants-chercheurs, chercheurs, administratifs et techniciens, sans qui le développement de la recherche resterait lettre morte. On attend en particulier de cette loi de programmation des recrutements plus importants permettant d’alléger la charge d’enseignement des maîtres de conférences nouvellement recrutés, leur permettant ainsi de démarrer convenablement leurs programmes de recherche sans reporter leurs heures d’enseignement sur leurs collègues.

• L’Agence Nationale de la Recherche devra faire preuve de transparence dans ses choix et ne pas être une sempiternelle « commission d’experts » qui ne trompe personne. Le financement de la recherche par cette Agence ne devra pas se limiter aux seules priorités définies par le gouvernement, mais il devra permettre de lancer des projets prometteurs par une procédure analogue à celle des actuels « projets blancs ».

• La composition du Haut Conseil de la Recherche devra être très large, intégrant des représentants de l’ensemble du monde socio-économique et en particulier des syndicats, à l’instar de ce qui existe actuellement pour le Conseil Supérieur de la Recherche et de la Technologie (CRST). Son indépendance passera par une capacité à auto-saisine.

• Les différents pôles de recherche prévus par la loi ne devront pas permettre de déstabiliser ou de mettre à l’écart des établissements d’enseignement supérieur. Les universités, les établissements publics de recherche et les entreprises n’ayant heureusement pas attendu la future loi pour coopérer activement, toute nouvelle structure doit respecter ce principe hippocratique : « d’abord ne pas nuire ».

Le texte définitif de loi devrait être connu en février pour avis ; y retrouverons-nous les aspects que nous venons d’aborder ? Pierre Bruno, Joseph Martin


1 - Des orientations ? Oui, mais pas n’importe lesquelles ! 2 - Lyon III en pleine lumière. 3 - Grève : 20 janvier 2005. Tous dans l’action ! 5 - Cneser du 20 décembre 2004 : budget. 7 - LOP Recherche : une première présentation. 8 - JO/BO. 9 - Réunion du Comité de Suivi de la Licence du 15 décembre 2004. Comment écrire de bonnes lettres. Elus au CNU, changements. 10 - Les tables de Campus 2003-2004.

Dans la presse ATOSS : 13 - Itarf, 27 janvier 2005, élections des représentants du personnel aux CAPN et Capa : mo-dalités de vote, propagande et professions de foi.


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