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Les résultats définitifs des concours réservés et examens professionnels font apparaître clairement que le ministère en a fait le moins possible, tant pour les formateurs que pour les administratifs. Prévues pour 5 ans par la loi Sapin, ces procédures étaient sensées résorber en quasi totalité le "stock" de personnels précaires que les ministères successifs avaient accumulé. Formateurs et CFC En réalité, surtout chez les enseignants, il reste un nombre considérable d’“ayants-droit ” toujours pas intégrés, dans toutes les spécialités et catégories. Certes le nombre de laissés-pour-compte est moins élevé que la somme des tableaux, du fait des doubles inscriptions. Mais il doit être augmenté du nombre important de ceux qui ont été de fait écartés à cause des conditions trop défavorables (refus de rachat des points retraite, pas de mesure spécifique pour les contractuels classés en 1° catégorie, ou ceux de 2° catégorie ayant une grande ancienneté avec un échelon assez élevé, pas d’indemnité compensatrice). Plusieurs milliers, à l’évidence, dans les Gréta et la MGI : c’est là que se concentraient la majorité des non-titulaires les plus anciens. C’est sans doute pour le CPIF que la situation est la plus critique. Dans les autres spécialités, il reste la (petite) échappatoire des concours internes (dont on sait qu’elle ne prend pas en compte les compétences mises en œuvre en Gréta et MGI). En CPIF, 2005 est l’ultime session. Le ministère n’en avait pas pris la mesure, lors de notre entrevue MGI. Pourtant il admet que cette spécialité correspond à un besoin réel. Au contraire, le nombre de postes offerts baisse de 90 au Capes 2003 à 64, et pour les PLP de 87 à 45 ! Dans le même temps, toute honte bue, le ministère réamorçait la pompe à précaires, çà et là en MGI, et plus largement chez les formateurs de Gréta. Quant aux Administratifs... Le Ministère nous a fait savoir, en réponse à nos interrogations sur les concours réservés, que les affectations des lauréats sont “ en cours de traitement ”, et auront pour leur date d’effet "vers" le 15 décembre 2004. Encore ne s’agit-il que des lauréats en catégories A (attachés) et B (Sasu). Comme souvent, les Atoss sont traités dans l’Education Nationale comme la dernière roue de la charrette ! Faut-il rappeler le retard au démarrage d’un an du plan Sapin ? le désintérêt du ministère pour les lauréats en catégorie C ? De plus, beaucoup de rectorats ont cru bon de ne pas organiser du tout le concours réservé de Sasu (Nantes, Lille, etc...)
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