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Accueil >>Actualité >>Débat national sur l’avenir de l’École >>Projet de loi d’orientation >>Argumentaires sur quelques points d’incompatibilité

14 février 2005

Le projet de loi (art.6) affirme : “La scolarité obligatoire doit au moins garantir l’acquisition parchaque élève d’un ensemble de connaissances et de compétences indispensables comprenant :

  • la maîtrise de la langue française ;
  • la maîtrise des principaux éléments de mathématiques ;
  • une culture humaniste et scientifique permettant l’exercice de la citoyenneté ;
  • la pratique d’au moins une langue vivante étrangère ;
  • la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication.”

-  Il n’est question ici ni de “ socle ”, ni de “ commun ”, ce qui autorise un rôle de différenciation pour cet “ ensemble ”.
— La déclinaison de cet “ ensemble ” ne correspond en rien à ce que l’on peut attendred’une définition du socle : c’est une problématique essentiellement disciplinaire.
— De plus, en réaffirmant l’option de découverte professionnelle 6h en 3ème, le projetde loi institue une véritable filière de pré-orientation qui place le jeune hors des structures communes, hors des apprentissages communs.

Pour assurer la réussite de tous, il faut au contraire

— fixer à l’École obligatoire, la mission de faire acquérir par tous et ensemble un socle commun de connaissances et de compétences. Chaque élève doit à l’issue de la scolarité obligatoire être en capacité :

  • d’acquérir en formation initiale la qualification nécessaire à chacun et accéder tout long de sa vie à denouvelles qualifications ;
  • de devenir un citoyen acteur de la société du XXIe siècle.

— définir le socle à partir d’objectifs de formation, de compétences nécessaires, pour échapper au cloisonnement disciplinaire actuel. C’est à partir des ces objectifs que l’on pourra poser la question de l’apport desdifférentes disciplines, des programmes et des nécessaires pratiques interdisciplinaires.

-  donner à la scolarité obligatoire des objectifs propres qui permettent :

  • de décrocher le collège de la contrainte de l’aval, de le dégager des enjeuxde l’orientation-sélection ( ni filière explicite ou implicite, ni sélection ou pré-orientation ) ;
  • un renforcement de la continuité éducative école-collège.

Définir un socle commun ne prend réellement de sens qu’avec la mise en œuvre des conditions de son acquisition par tous les jeunes.

Le projet de loi est muet sur ce point.



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