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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Accueil >>Actualité >>Débat national sur l’avenir de l’École >>Projet de loi d’orientation

11 mars 2005

Paris, le 10 mars 2005
Madame la sénatrice, Monsieur le sénateur,

Le Sgen-CFDT a toujours déploré que les débats à l’Assemblée nationale et au Sénat concernant l’Éducation n’interviennent qu’au seul moment du débat budgétaire. L’École est bien l’affaire de la Nation et il est tout à fait légitime que ses élu(e)s s’emparent de ce dossier fondamental pour l’avenir du pays afin de tracer les objectifs qu’on assigne à cette École.

La genèse de cette future loi était très pertinente. Pendant dix mois, plus de 20 000 débats ont réuni des centaines de milliers de personnes et la commission, à la composition très ouverte, présidée par Monsieur Thélot a élaboré, après un travail très important, un rapport salué par une très grande partie de la communauté éducative.

Or, le projet de loi amendé à l’Assemblée nationale dont vous allez débattre ignore ou dénature les propositions ou suggestions tant des débats nationaux que de la commission. Ce n’est pas ainsi que l’on contribue à réconcilier le citoyen avec la chose publique.

La Nation, l’École, les personnels ont besoin d’une loi ambitieuse qui permette à tous les jeunes de participer activement à l’avenir de notre pays, une loi qui par ailleurs s’accompagne d’une programmation des moyens permettant d’atteindre cette ambition.

Nous tenons à attirer votre attention sur des points à notre avis déterminants pour atteindre l’objectif de la réussite de tous les jeunes : la politique des cycles qui s’oppose au redoublement, le socle commun qui s’oppose à toute orientation précoce, la politique des Zep, le métier enseignant... Nous nous permettons de joindre à ce courrier notre analyse sur ces points.

Madame la sénatrice, Monsieur le sénateur, ce débat sur l’école est trop important : il ne doit pas conduire à une nouvelle déception d’ampleur.

Nous vous prions de croire, Madame la sénatrice, Monsieur le sénateur, à l’assurance de toute notre considération.

Jean-Luc VILLENEUVE, Secrétaire général



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