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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Paris, le 14 mars 2005
Alors que depuis des mois et des mois, les personnels de l’éducation et les parents contestent la politique éducative de votre gouvernement, depuis plusieurs semaines les lycéens sont mobilisés pour exprimer leur inquiétude et leurs interrogations sur l’avenir de l’Ecole. Le projet de loi d’orientation mis en débat a déçu de nombreuses attentes. En l’état, cette loi n’améliorera pas les conditions d’études des élèves et de travail des personnels, et ne permettra pas de réduire les difficultés du système éducatif. Mais elle a surtout été élaborée au moment où le gouvernement décidait de mesures budgétaires qui affectent aujourd’hui lourdement les établissements scolaires. Le mouvement des lycéens, tout en exprimant son rejet, va au-delà du projet de loi. Il porte sur la situation des établissements, marquée par des suppressions de postes et leurs conséquences en termes de classes surchargées, de conditions de remplacement des personnels absents qui vont encore se dégrader, de regroupements ou de suppressions de filières professionnelles, de suppression d’options. Il porte sur la suppression des TPE qui représentait à la fois une innovation pédagogique et une préparation à la poursuite d’études. Leur suppression brutale en terminale a accentué la détermination des lycéens contre ce qu’ils considèrent, à juste titre, comme une dégradation de leurs conditions d’études. Le gouvernement doit entendre ce que veulent les lycéens et la communauté éducative. Évoquer la manipulation ou la récupération n’est à nos yeux qu’une détestable esquive. Jouer la montre ne conduira à rien. Il est temps qu’un dialogue s’ouvre sur ce qu’expriment les lycéens et sur ce que demandent de nombreuses organisations. Il faut aujourd’hui que la responsabilité prime.
Ces demandes sont claires. La loi sur l’éducation doit être à nouveau remise en chantier. Il faut d’urgence rétablir les TPE et proposer un collectif budgétaire qui rende ses moyens à l’Éducation nationale. Nous souhaitons que vous-même et l’ensemble du gouvernement répondent à ces exigences. Nous vous prions de croire, Monsieur le ministre, à l’assurance de nos sentiments déférents.
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