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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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13 février 2005

La carte scolaire de la rentrée 2005 frappe durement les écoles. Parmi elles, l’école maternelle est particulièrement touchée.

La croissance continue du nombre d’élèves dans les écoles primaires conduit les inspecteurs d’académie à ouvrir des classes. Comme leur dotation en postes est nettement insuffisante, ils en retirent là où ils estiment que ce sera le moins difficile. À cette triste loterie, c’est souvent l’école maternelle qui tire le mauvais lot.

Sombres perspectives

La conséquence est double. D’abord sur l’offre de scolarisation des enfants de moins de trois ans, qui ne cesse de reculer depuis les dernières rentrées. Mais aussi sur les autres niveaux de la maternelle qui voient très souvent leur nombre d’élèves par classe repartir à la hausse, alors que toutes les études convergent pour montrer qu’une bonne scolarisation en maternelle nécessite des affectifs allégés. Cette dégradation des conditions d’apprentissage des élèves de maternelle s’aggrave d’une polémique persistante sur l’utilité d’une scolarisation précoce. Après les dénigrations du ministère Ferry sur l’efficacité de la scolarisation des tout-petits, l’attaque privilégie actuellement l’externalisation, le service rendu aux familles. Ce serait le rôle naturel des collectivités locales, voire du secteur privé que d’assurer l’accueil éducatif des plus jeunes enfants ! Le Sgen-CFDT a toujours été favorable aux collaborations entre les divers professionnels de la petite enfance et à la recherche d’une cohérence optimale des différents modes d’accueil. Mais quelle crédibilité et quelle place restera-t-il à l’Éducation nationale si sa participation à l’effort d’éducation des tout-petits se traduit par un désengagement progressif ?

Relance de l’action

C’est pourquoi le Sgen-CFDT participe à une relance de l’action en faveur de l’école maternelle au côté des partenaires qui avaient lancé en 2003 le mot d’ordre « Pas touche à l’école maternelle ».
L’action développée dans les semaines à venir s’appuiera sur une lettre ouverte aux élus nationaux et locaux pour les mettre face à leurs responsabilités de décideurs. Sur un sujet aussi sensible et qui concerne autant de personnes - enfants, parents, enseignants - la mobilisation a toute chance de se révéler efficace.



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