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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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13 février 2005

Le Conseil supérieur de l’Éducation (CSE) du 7 février 2005 a massivement rejeté les projets de textes d’orientation concernant les options de découverte professionnelle de trois heures et six heures. Le Snes, qui s’était abstenu au CSE du 24 juin 2004, a voté contre, découvrant que les projets organisaient une orientation avant la fin de la scolarité obligatoire, s’inscrivant ainsi dans le projet de loi d’orientation !!! Le Sgen-CFDT a quant à lui rappelé son opposition à la préorientation et s’est donc prononcé contre les projets proposés, en cohérence avec ses votes précédents.
Les classes et les options de découverte professionnelle sont régies par l’arrêté du 2 juillet 2004, paru au Bulletin officiel n° 28 du 15 juillet 2004. Les textes qui viennent d’être présentés au CSE sont des « textes nationaux d’orientation pédagogique » et ne constituent pas des programmes, mais ce sont les seules informations officielles sur le contenu de la découverte professionnelle.
Le texte d’orientation pour l’option de trois heures pourrait être intéressant si ce module était intégré aux enseignements obligatoires. Le texte concernant l’option de six heures est surtout remarquable par son imprécision, l’objectif du ministère, l’orientation précoce d’un certain nombre d’élèves, étant atteint. D’ailleurs, le recteur Bloch, qui a présidé le groupe de travail, commence à parler de classe d’initiation professionnelle... Car la vocation de ce module est bien la constitution de classes en lycée professionnel, avec de nombreux problèmes en perspective. On ne sait pas, par exemple, qui du département, de la région ou de l’État finance transports et manuels puisque ces collégiens ont le statut « promotionnel » de lycéens. On ne sait pas non plus si ces élèves pourront suivre les enseignements de sciences de la vie et de la terre, de musique ou de technologie...
Enfin, le maintien des moyens existants pour les actuelles troisièmes dérogatoires n’est pas assuré ; il faudra se battre pour obtenir les dédoublements nécessaires en enseignement professionnel et général et pour imposer une limitation des effectifs.



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