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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Les Organisations syndicales : SNCS-FSU, SNTRS-CGT, SNESUP-FSU, SGEN_CFDT, SNPTES-UNSA, SUP-RECHERCHE-UNSA, FERCSup-CGT, CFTC-INRA, SUD-RECHERCHE-EPST, CGT-IFREMER, CGT-CIRAD, CFDT-CEA, UNEF
et le mouvement « SAUVONS LA RECHERCHE » Monsieur Jean-Pierre RAFFARIN
Premier Ministre
Hotel Matignon
57, rue de Varenne
75700 PARIS
Paris, le 21 mars 2005 Monsieur le Premier ministre,
Si ces négociations n’ont pas lieu maintenant, dons les toutes prochaines semaines, l’existence même d’une loi d’orientation et de programmation de la recherche risque d’être mise en cause. Après les engagements solennels pris par le Président de la République, son Premier Ministre et plusieurs membres du gouvernement, une telle attitude constituerait un reniement inacceptable de ces engagements, qui serait vigoureusement dénoncé dans les semaines à venir.
Les organisations syndicales de la recherche et de l’enseignement supérieur et le mouvement "Sauvons la Recherche "souhaitent qu’une LOP ambitieuse permette le renouveau de la recherche en Fronce. Il faut pour cela que s’engagent trés rapidement des négociations, qui avanceront d’autant plus efficacement que vous aurez procédé aux arbitrages nécessaires sur des paints clés. Nous rappelons nos demandes :
Le déblocage de la situation actuelle est possible, et il est entre vos mains. Nous vous demandons de prendre toutes les mesures nécessaires pour que des négociations puissent commencer dons les jours qui viennent au niveau ministériel. Nous souhaiterions vous rencontrer dès que passible pour aborder avec vous ces questions-clés. Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’assurance de notre respectueuse considération. Pour l’ensemble des organisations syndicales et Sauvons la Recherche
Paris, le 6 avril Monsieur le Secrétaire Général, Le courrier que vous avez déposé à mon intention le 21 marss m’est bien parvenu et il a
retenu toute mon attention.
Le gouvernement est conscient de l’enjeu que représente la recherche pour l’avenir de
l’humanité et plus particulièrement la recherche française pour celui de notre pays. C’est
pourquoi, les engagements qui ont été pris seront tenus, et notamment celui annoncé par le
Président de la République d’augmenter d’un milliard d’euros le financement de
la recherche dans notre pays de 2005 à 2007. Dès 2005, un milliard supplémentaire a été engagé et cette fidélité à nos engagements
s’est traduite en 2005 par une augmentation des crédits des laboratoires et par la mise en place rapide de l’Agence nationale de la recherche permettant de lancer dès dette année du
programmes de recherche pluriannuels pour un montant de 700 millions d’euros. Parallèlement, des réflexions ont été lancées pour inscrire dans un texte de loi des
orientations pour une adaptation et une modernisation de notre système de recherche et une
programmation des moyens correspondants. Vous n’ignorez pas que les différences de points
de vue, entre les composantes de notre système de recherche mais aussi entre les acteurs de larecherche n’ont pas permis à ce jour d’atteindre un degré de convergence satisfaisant. Des
groupes de travail fonctionnaient encore très récemment pour préciser ce que pourraient être
les pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES), quelle évaluation de la recherche
et de son organisation pourrait être mise en place... Ces travaux se poursuivent, sous la
direction du Ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
et du Ministre délégué à la recherche. Afin de faire le point sur l’avancement de ces travaux, je recevrai le 6 avril le Comité
de suivi représentant l’ensemble des acteurs qui se sont mobilisés à travers les Etats généraux
de la recherche pour faire des propositions en la matière. D’autres rencontres seront
organisées très rapidement par les Ministres concernés, avec vous ainsi que l’ensemble des
partenaires, pour progresser dans l’élaboration de ce projet dont la réussite est une condition
du succès de notre pays dans la compétition mondiale, succès auquel nous aspirons tous. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire général, l’expression de mes sentiments
les meilleurs. Jean-Pierre RAFFARIN
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