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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Non au démantèlement de la Mission d’Insertion de l’Education Nationale Communiqué commun du Sgen-CFDT et du Snes-FSU sur la MGI " Le Snes-FSU et le Sgen-CFDT s’associent afin de dénoncer publiquement la politique actuelle à l’égard de la mission générale d’insertion de l’éducation nationale. Cette mission, qui incombe pleinement à l’Education Nationale, s’adresse à l’ensemble des élèves et plus particulièrement à ceux qui sont les plus en difficulté, en situation de décrochage scolaire, afin de les aider à acquérir une qualification et favoriser leur insertion sociale et professionnelle Chaque année, 80 000 élèves, de 16 à 18 ans en général, issus pour la plupart de milieux défavorisés, sont directement concernés. Chacun bénéficie d’un entretien individuel, et reçoit une proposition de réinsertion en formation initiale, scolaire ou professionnelle ,ou d’insertion sociale dans un premier emploi, et si besoin d’une formation en « français langue étrangère ». Le développement de la MGI à travers l’accompagnement et la prise en charge de ces élèves diminue le nombre de sorties du système scolaire sans qualification professionnelle, et contribue à renforcer la cohésion sociale. Or, depuis 2 ans, les moyens consacrés à cette mission structurelle du système éducatif ont subi une amputation sans précédent. Le Sgen-CFDT et le Snes-FSU dénoncent en particulier : une détérioration sensible des actions menées dans le cadre de la MGI : diminution du nombre de jeunes accueillis, diminution du nombre des actions, parfois de leur durée, et souvent une augmentation du nombre d’élèves à prendre en charge par action ; une remise en cause de la professionnalisation des acteurs de la MGI pourtant lancée depuis le début des années 2000 avec la mise en place de « référentiels d’activité et de compétences » ; un transfert de la prise en charge des jeunes, renvoyés directement aux équipes éducatives de leur établissement d’origine sans moyens supplémentaires ni aménagement d’horaires ;
une aggravation de la situation des personnels précaires affectés spécifiquement à la MGI ; l’ignorance et le mépris affiché à propos des droits (notamment à une mutation) et du déroulement de la carrière des professeurs certifiés et PLP de la discipline « coordination pédagogique et ingénierie de formation » ; l’absence totale de perspectives concernant l’ensemble des personnels de la MGI à l’issue du plan Sapin de résorption de la précarité. Depuis premier semestre 2005, c’est encore environ 20 % des financements budgétaires consacrés à la MGI qui sont gelés, sans parler des refus de reversement des Fonds Sociaux Européens de l’année scolaire 2004-2005 ! Face à cette situation, le Snes-FSU et le Sgen-CFDT exigent dès maintenant : le rétablissement des crédits alloués à la MGI et le reversement des FSE ; un cadre national cohérent qui permette à la MGI de s’inscrire dans un grand service public d’éducation et de formation tout au long de la vie ; des moyens permanents en budgets et en personnels pour toutes les académies à hauteur de leurs besoins ; la transparence financière et la concertation dans toutes les académies ; la mise en place immédiate de nouvelles procédures de titularisation pour les personnels contractuels ; le respect des droits, des conditions de travail et de rémunération de tous les personnels travaillant au sein du service public de la MGI ;
le retour au financement entièrement par l’Etat de cette mission structurelle de l’Education Nationale. Le Sgen-CFDT et le Snes-FSU appellent ensemble
Paris le ...31 août 2005
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