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28 septembre 2005
Emplois vie scolaire
Une politique de gribouille
Le ministre de l’Education nationale a annoncé la création de nouveaux "Emplois vie scolaire" à la rentrée.
Les contrats envisagés correspondent mal aux besoins des établissements et on ne peut que dénoncer leur extrême précarité. |
Gilles de Robien a annoncé, mercredi 24 août, la création d’ici la fin de l’année 2005 de 45 000 « emplois vie scolaire » dans l’Éducation nationale.
Parmi ces 45 000 nouveaux contrats aidés, 27 000 doivent se substituer aux CES et CEC auxquels s’ajoute le recrutement de 18 000 nouvelles personnes.
Les « emplois vie scolaire » prendront la forme de contrats aidés créés par la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005.
Deux types de contrats
Le CAE (contrat d’accompagnement vers l’emploi) vise les chômeurs rencontrant des difficultés sociales.
Ce contrat est un CDD de droit privé, d’une durée minimale de six mois, renouvelable dans une limite de deux ans. La durée du travail est de vingt heures hebdomadaires rémunérées au SMIC horaire.
Le CA (contrat d’avenir) est destiné aux titulaires du RMI, de l’allocation de parent isolé ou de l’allocation spécifique de solidarité.
C’est un CDD modulable entre six et vingt-quatre mois avec une possibilité de renouvellement limitée à une fois dans la limite de douze mois. La durée du travail est de vingt-six heures par semaine rémunérées au SMIC horaire.
La campagne d’information pour ces contrats sera lancée dès la deuxième semaine de septembre.
Les besoins seront répertoriés localement et le recrutement sera effectué par les établissements.
Destinés aux écoles, collèges et lycées, ces « emplois vie scolaire » se verront attribuer des tâches administratives, l’encadrement des sorties, des animations sportives ou culturelles, l’accueil des élèves et plus particulièrement des élèves handicapés, des tâches documentaires ou liées aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Certains assisteront administrativement les directeurs d’école.
Effets d’annonce
Pour le Sgen-CFDT, ces annonces visent à occuper le terrain médiatique en voulant faire croire qu’elles constituent des réponses sérieuses aux problèmes de l’emploi et de l’exclusion sociale mais aussi aux besoins du système éducatif.
Elles s’inscrivent dans un contexte de restrictions budgétaires pour l’Éducation nationale où des dizaines de milliers de postes ont été supprimés.
Elles donnent l’apparence de rompre avec l’orthodoxie budgétaire affichée depuis 2002 mais il est nécessaire de rappeler que :
plus de 60 000 emplois jeunes ont été supprimés dans l’Éducation nationale ;
la création des assistants d’éducation n’a pas permis de combler la suppression des MI-SE.
Ces dispositions développeront la précarité dans l’Éducation nationale : les contrats sont plus courts, les missions ne sont pas cadrées, les dispositifs d’accompagnement sont ténus.
Le CAE comme le CA sont destinés à des publics bien précis. Le ministère de l’Éducation nationale parle de recrutement de jeunes et compte tenu des tâches mentionnées, sans doute de jeunes diplômés.
Il s’agit là d’une politique de gribouille qui ne répond ni aux besoins des jeunes ni aux attentes des équipes et des personnels de l’Éducation nationale.
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