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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Ecarté, comme toutes les organisations syndicales, lors des débats débouchant sur les « fiches Monteil », le Sgen-CFDT, fidèle à sa réputation de syndicat de propositions, n’a pas cessé de continuer à mener la réflexion sur cette Loi Recherche. Au cours de sa réunion du 30 septembre dernier, avec les autres instances fédérales concernées par la recherche, le réseau Enseignants du Supérieur s’est doté d’un texte (p. 2) répondant ainsi aux différents points abordés dans la conférence de presse du Premier Ministre faite la veille. Avant de vous inviter à lire ce Campus, quelques points manquants étonnants (vu le temps du gouvernement pris pour la réflexion) dans ce Pacte Recherche.
Implication de représentants élus dans les nouveaux organismes proposés : absent. Revalorisation des salaires des enseignants-chercheurs : absent. Prise en compte dans l’évaluation de toutes les missions des enseignants-chercheurs et pas uniquement la recherche : absent. Amélioration des conditions de travail des enseignants-chercheurs : absent. Recrutement d’Iatos pour éviter aux laboratoires de recruter des secrétaires et des techniciens sur contrat : absent. Le gouvernement voudrait-il cacher que certains établissements sous-encadrés en personnel Iatos et enseignants-chercheurs, restent sous-dotés lors de la négociation budgétaire ? Les moyens n’expliquent pas tout mais ils peuvent faire comprendre pourquoi un enseignant-chercheur passe de moins en moins de temps à publier dans des revues de rang A. Aujourd’hui, quel enseignant-chercheur ne doit pas trouver lui-même ses contrats de recherche, remplir de plus en plus de dossiers administratifs sans certitude de retour positif pour sa recherche voire sa carrière ? Bref, beaucoup d’inquiétudes. Et nous ne sommes pas les seuls à les mesurer. On les retrouve dans la déclaration de la Cour des Comptes (dépêche AEF, parue, soit dit en passant, 14 jours après notre texte) : « la création de nouveaux organismes et l’ANR [ne doit pas être] une occasion de rendre encore plus complexe un schéma qui l’est déjà beaucoup »... A force de répéter « recherche d’excellence », « appartenance à des pôles », « nombre de chercheurs supérieur à une taille critique », on finit par se persuader qu’il ne peut y avoir de recherche de qualité autre part que dans des méga-structures. Cette démarche qui vise à sortir systématiquement les personnels non-publiants des laboratoires puis à les fusionner pour leur permettre de postuler sur des PRES ou des pôles de compétitivité ne risque-t-elle pas à terme d’entraîner tout simplement la désertification des établissements en équipes de recherche ? Enfin, alors qu’on nous présentait la programmation de création d’emplois délicate à mettre en œuvre du fait d’élections présidentielles proches, monsieur De Robien n’hésite pas finalement à annoncer 19 milliards d’euros de 2005 à 2010. Cela ne serait-il qu’une stratégie de communication sans engagement véritable de l’état ? Olivier Adam
1 - La recherche en question. 2 - Réunion du réseau « enseignants du supérieur », conseil de secteur politique de la recherche publique et secteur fédéral recherche. 4 - Bilan des écoles d’inggénieurs : extrait de la note d’information d’avril. Sur le ouaibe. 5 - Recherche, innovation et développement économique et social. 6 - JO/BO. Remplacement de membres élus au CNU. Fiches de syndicalisation : 7 - Allocataire-moniteur. 9 - Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche (Ater). 11 - Maître de conférences. 13 - Tables de Campus 2004-2005.
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