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Au regard d’un budget d’établissement qui est à peu près de deux millions d’euros, les seuls crédits dits « lolfés » correspondent à une somme de 10 300 euros en 2004 et 16 910 euros en 2005. Il s’agit de crédits globalisés pour la répartition desquels le conseil d’administration doit donner son accord. Or une fois que vous avez isolé les crédits fléchés (centre français de la copie, périodes de formation en entreprise), il n’y a pratiquement rien : en 2005 il reste 1 500 euros à répartir entre action culturelle, internationale ou CESC (comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté). Non, les crédits de rémunérations sont contrôlés par le rectorat et les heures supplémentaires ne devraient être utilisées à d’autres fins que le remplacement. À ce propos, il faudrait exiger que le chef d’établissement rende compte de l’utilisation de ces crédits au rectorat bien sûr, mais également au conseil d’administration. La notion de fongibilité asymétrique n’est pas applicable à l’établissement. Il n’est pas renforcé mais devient beaucoup plus fin. Concernant la rémunération (heures supplémentaires ou indemnités) non utilisée, ces crédits repartent au rectorat. Si on souhaite voir les établissements s’engager dans des politiques locales, tant sur le plan pédagogique qu’éducatif, il est nécessaire d’attribuer des crédits plus importants qu’aujourd’hui. Mais, pour que cela soit plus efficace, il faut que les projets d’établissements aient une autre réalité. La notion d’intérêt collectif devra être plus présente dans les équipes pédagogiques et éducatives. Il faudra également une authentique politique et pratique de l’évaluation qui permettent enfin un véritable dialogue entre l’autorité académique et l’établissement. Cette réforme nécessite un débat de fond sur les politiques d’établissements, de bassins et d’académies. Elle demande un changement des mentalités dans notre fonction publique par une autre culture de l’évaluation. Il faut que les personnels s’engagent dans ce débat car les indicateurs de performances qui nous sont proposés actuellement ne sont pas tous très pertinents. Pour ne pas les subir, faisons les modifier.
La cohérence entre projet d’académie et projet d’établissement demande à être clarifiée.
Enfin une réflexion sur des politiques de bassin devrait être engagée plus sérieusement. Propos recueillis
par Bruno Jaouen
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