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Fédération des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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Accueil >>Actualité >>Élections professionnelles 2005

16 novembre 2005

Pour la CFDT, la question de l’École ne peut être isolée des questions de société.
Si l’École ne peut régler tous les dysfonctionnements de notre société, il est de sa responsabilité de contribuer à lutter contre les inégalités sociales. Il appartient bien à l’École de garantir à tous l’accès aux savoirs, à la culture, à la formation et à la citoyenneté.
Pour assumer ces tâches, l’École a besoin, même si cela apparaît comme une lapalissade, d’enseignants reconnus.
Or, nous le savons, le « malaise enseignant » est de plus en plus prégnant. Des réformes sans concertation, des volte-face pédagogiques, une absence de projet cohérent brouillent le sens et la mission de l’École.
À ce constat, s’ajoute le sentiment de plus en plus partagé que les difficultés concrètes du métier sont systématiquement esquivées ou rarement prises en compte : les conditions de travail ne cessent de se dégrader.
Pourtant on ne transformera pas l’École - nécessité absolue pour amener tous les jeunes à la réussite - sans l’ensemble des personnels et en particulier des enseignants au sein des équipes éducatives.
Pour être les artisans de cette transformation, les enseignants ont à la fois besoin d’un projet clair pour l’École et d’une reconnaissance. Satisfaire ces attentes, telle devrait être l’ambition d’un gouvernement.
Dans la concrétisation d’une telle ambition, on ne doit jamais oublier que l’École est une grande institution sociale, un pilier de la République mais elle est aussi un lieu de travail pour plus d’un million de salariés, qui sont également concernés par les interrogations propres à l’ensemble du monde du travail.
Pour relever les défis de l’École d’aujourd’hui et de demain, il faut plus que jamais des enseignants motivés, mobilisés et reconnus socialement dans leur mission.
Or, la reconnaissance sociale doit d’abord venir de l’institution : les efforts qu’elle consacre ou ne consacre pas à ses fonctionnaires portent témoignage ou démenti de la valeur que l’État attache à leur tâche.
Ce n’est pas uniquement affaire de moyens, de budget ou de salaires mais aussi de sens et d’attentions, nous allions dire : d’égards.
Ainsi, tant qu’on n’aura pas redéfini les missions des enseignants, tant qu’on n’aura pas pris en compte l’évolution de leur métier, tant qu’on n’aura pas revu la formation initiale et continue, tant qu’on n’aura pas résolu le scandale des premières affectations, tant qu’on n’aura pas mis en place la possibilité d’une deuxième carrière, tant qu’on... le « malaise enseignant » perdurera.
La CFDT et sa fédération de l’Éducation nationale ont un projet d’École où les enseignants sont considérés comme des acteurs du changement, où mettre en avant l’amélioration des conditions de travail n’est pas un tabou mais une nécessité.

François Chérèque
Secrétaire général de la CFDT

Jean-Luc Villeneuve
Secrétaire général du Sgen-CFDT

Le 6 décembre 2005 VOTONS SGEN-CFDT



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