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Fédération
des syndicats généraux de l'Éducation nationale
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SE UNSA-Éducation - SGEN-CFDT - SNES-FSU - SNUIPP-FSU - UNEF - CGT Dès septembre, les surveillants des collèges et des lycées, les aides éducateurs se sont mobilisés à l’appel de nos organisations (Se-Unsa, Sgen-Cfdt, Snes-Fsu, Snuipp-Fsu, Unef, Unsen-Cgt) pour le maintien et l’amélioration du statut de MI-SE, pour que les missions nouvelles mises en place par les aides éducateurs soient reconnues, professionnalisées et transformées en emplois statutaires, pour que des solutions soient offertes aux actuels aides éducateurs. Ces actions ont été suivies par d’autres, les 17 décembre et le 17 janvier, par des grèves reconductibles dans plusieurs académies, étendues parfois à toute la vie scolaire. Ces revendications ont été portées par l’ensemble des personnels lors des grèves du 17 octobre et du 28 janvier et de la manifestation nationale du 8 décembre. Le 27 novembre, les organisations syndicales ont quitté la table ronde ministérielle jugeant provocatrices les propositions faites alors par le ministre pour un nouveau statut d’assistants d’éducation destiné à remplacer ceux des aides éducateurs et des MI-SE. Dans un courrier adressé le 14 janvier au ministre, elles ont réaffirmé leurs demandes. Si le ministre a dû faire des concessions à cette mobilisation, les annonces faites le 16 janvier ne règlent pas le conflit.
Certes les contrats des assistants d’éducation seraient des contrats de droit public, pour autant les missions nouvelles mises en place depuis 5 ans par les aides éducateurs ne sont pas véritablement reconnues et transformées en métiers nouveaux. Le nombre de jeunes adultes qui ne seraient pas remplacés dans les écoles, collèges et lycées est compris entre 15 et 20 000. En même temps, ces annonces et le projet de loi relatif aux assistants d’éducation soumis au CSE et CSFP confirment le choix du gouvernement de mettre fin à l’existence des MI-SE et ne traitent pas du devenir des aides éducateurs à la fin de leurs fonctions. Le nouveau statut d’assistant d’éducation annoncé dans le cadre de l’examen de ce projet de loi reste très inférieur à celui des MI-SE : il n’est pas exclusivement réservé aux étudiants. Le recrutement local par les établissements est inacceptable : il ne garantit ni l’égalité d’accès aux fonctions, ni un recrutement équitable sur critères sociaux, et fait courir le risque de soustraire davantage encore de nombreux postes au recrutement d’étudiants. Le mi-temps sera imposé aux étudiants au nom de leurs contraintes particulières. Ce nouveau statut prévoit des contrats moins longs, des services hebdomadaires plus lourds, annualisés avec des astreintes plus importantes pendant les vacances. Les assistants d’éducation pourraient exercer sur plusieurs établissements et être mis à la disposition des collectivités territoriales pendant et en dehors du temps scolaire. Les rémunérations restent inconnues. C’est pourquoi les organisations (Se-Unsa, Sgen-Cfdt, Snes-Fsu, Snuipp-Fsu, Unef, Cgt) demandent le retrait de ce texte. Elles exigent que des négociations s’engagent sur la base des revendications portées par les actions menées depuis le mois de septembre.
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