La maternelle : une école à défendre et conforter
Exception culturelle française, l’école maternelle accueille dans un service public et gratuit la quasi totalité des enfants de trois à six ans et un tiers des enfants de deux ans. Les orientations officielles déclinées dans les programmes de 2002 réaffirment sa voie spécifique, synthèse complexe entre sa mission d’enseignement et la nécessité de respecter les besoins particuliers des jeunes enfants. Le succès d’estime dont elle semble bénéficier lui assurerait donc sa pérennité ? Pas si sûr !
Le silence ministériel sur la maternelle à l’occasion du chantier engagé autour de la lecture ou les propos sur la scolarisation des enfants de deux ans traduisent, au moins, une méconnaissance, au pire, une négation du rôle de ce niveau d’enseignement dans l’accès aux savoirs et à la réussite scolaire.
Les classes maternelles vont devoir faire face dans les années à venir aux effets de la reprise démographique : plus d’enfants dans les classes, déjà souvent bien trop chargées, ou un recul de l’accueil des tout-petits ? Sans doute les deux, puisque les postes créés dans le premier degré seront loin de pouvoir absorber l’afflux de nouveaux élèves et que le ministère ne cache pas son intention de récupérer des moyens « en freinant la scolarisation des enfants de deux ans ».
Exception culturelle française, l’école maternelle accueille dans un service public et gratuit la quasi totalité des enfants de trois à six ans et un tiers des enfants de deux ans. Les orientations officielles déclinées dans les programmes de 2002 réaffirment sa voie spécifique, synthèse complexe entre sa mission d’enseignement et la nécessité de respecter les besoins particuliers des jeunes enfants. Le succès d’estime dont elle semble bénéficier lui assurerait donc sa pérennité ? Pas si sûr !
Le silence de l’actuel ministre sur la maternelle, notamment à l’occasion du chantier engagé autour de la lecture, traduit, au moins, une méconnaissance, au pire, une négation du rôle de ce niveau d’enseignement dans l’accès aux savoirs et à la réussite scolaire.
Les classes maternelles vont devoir faire face dans les années à venir aux effets de la reprise démographique : un afflux de jeunes enfants, que les postes créés seront loin de pouvoir absorber. Plus d’enfants dans les classes, déjà souvent bien trop chargées, ou un recul de l’accueil des deux ans ?
Que ce soit pour réaffirmer son rôle original et essentiel dans le parcours scolaire de l’enfant ou pour défendre les conditions d’accueil et de travail, l’école maternelle doit se faire entendre et se laisser voir. Ce dossier coordonné par Françoise Lebocey entend y contribuer.