Il faut
créer des emplois
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Des milliers d'emplois sont nécessaires
pour assurer le fonctionnement normal du service
public, mettre en oeuvre le suivi et
l'accompagnement des élèves, les
parcours diversifiés, l'aide
individualisée
Le gel de l'emploi public empêche
l'adaptation du système éducatif aux
attentes des usagers et la démocratisation
réelle de l'enseignement. Les actions
intersyndicales du printemps 2000 ont fait
évoluer la situation.
Le Premier ministre a été
amené le 16 mars dernier à
reconnaître la nécessité d'une
programmation pluriannuelle des moyens pour le
service public d'éducation. Le temps presse
Le Sgen-CFDT revendique un plan sur cinq ans,
avec les premières mesures dès le
budget 2001 autour de quatre axes :
· les moyens nécessaires
au bon fonctionnement de l'École (notamment
en personnels Atoss) ;
· la résorption de la
précarité ;
· les moyens pour la transformation
· la réduction du temps de travail.
Le Sgen-CFDT estime indispensable une
programmation pluriannuelle des recrutements dans
l'Éducation nationale
Résorption de la précarité
En s'engageant à titulariser en cinq ans
plusieurs dizaines de milliers d'agents non
titulaires par transformation de crédits en
emplois, le gouvernement accepte d'entrouvrir une
porte dans son dogme du gel de l'emploi public
L'État acceptera-t-il de créer les
emplois supplémentaires nécessaires
(notamment pour le remplacement) de façon
à ne pas recruter de nouveaux
précaires ?
Réduction du temps de travail
À la suite du refus de signer le projet
d'accord sur les 35 heures dans les fonctions
publiques, le gouvernement a été
amené à présenter un
décret. Le ministre de l'Éducation
nationale ne semble pas pressé de se saisir
de ce dossier.
Le risque est grand que les marges
budgétaires soient toutes absorbées
par les autres objectifs (besoins des services,
précarité).
La réduction du temps de travail des
fonctionnaires de l'Éducation nationale
serait alors essentiellement obtenue par des
aménagements et redéploiements et peu
par des créations d'emploi.
C'est pourquoi le Sgen-CFDT exige que la RTT
soit intégrée d'emblée dans le
plan pluriannuel en cours de préparation.
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Adapter la
formation
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Une solide
formation disciplinaire est indispensable pour les
futurs enseignants mais elle ne suffit pas. Comme
les autres métiers, enseigner est un
métier qui s'apprend. Maîtrise de
l'hétérogénéité,
aide individualisée, activités
interdisciplinaires requièrent le travail en
équipe, la mise en uvre de situations
d'apprentissage variées et de
démarches pédagogiques
adaptées. Le contact avec les parents ou les
partenaires nécessite la maîtrise de
compétences en communication. Pour le
Sgen-CFDT la formation dispensée par l'IUFM
doit évoluer.
Une formation initiale plus
professionnalisée
Cela implique des modules de
préprofessionnalisation avant les concours
qui doivent être remodelés ; une
formation générale plus axée
sur l'exercice du métier ; une alternance
véritable entre périodes sur le
terrain et périodes à l'IUFM.
Le rôle des formateurs de terrain doit
être plus affirmé. Ils doivent
être mieux insérés dans le
travail de l'IUFM.
Davantage de formation commune
Elle devra permettre un apprentissage du travail
en équipes inter niveaux et
interdisciplinaires, favoriser la réflexion
inter niveaux et ancrer dès la formation le
souci des continuités notionnelles, des
liaisons entre cycles.
Accompagner l'entrée dans le
métier
Cette phase essentielle suppose décharge
de service pour les débutants, encadrement
et retours périodiques à l'IUFM pour
permettre une prise de recul et une
réflexion collective sur les pratiques. Le
Sgen-CFDT est inquiet des prises de position du
ministre : report de la réforme des concours
au moins pour le second degré et risque d'un
décrochage dont le Sgen-CFDT ne veut pas,
entre concours du 1er et du 2nd degré,
manque de détermination pour aménager
l'année d'entrée dans le
métier, tentation de faire repasser la
formation aux concours sous la coupe des seules
universités, formation continue qui n'est,
pour l'instant, qu'une priorité d'affichage
La formation continue : un droit fondamental
Elle permet à tous les personnels
(enseignants, personnels de direction, Atoss,
conseillers principaux d'éducation) en place
de remettre à jour leurs connaissances et
compétences et de s'adapter aux
évolutions. Elle doit aussi leur offrir des
possibilités d'ouverture sur d'autres
domaines.
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Travailler en
équipe
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Travailler en équipe, c'est un plus pour
l'École et un mieux pour les personnels.
Travailler en équipe, c'est briser
l'isolement, c'est partager les tâches entre
les personnes, c'est enrichir et renforcer la
polyvalence de l'équipe en utilisant au
mieux les compétences de chacun, c'est
finalement prendre du temps pour gagner en
efficacité et en professionnalisme.
L'équipe éducative est l'extension
de l'équipe pédagogique à tous
ceux qui interviennent auprès des enfants,
des jeunes, dans le processus éducatif. De
l'aide maternelle au psychologue scolaire, de
l'ouvrier d'entretien et d'accueil au conseiller
principal d'éducation, en passant par
l'assistante sociale, le conseiller d'orientation
psychologue et l'aide-éducateur, chacun a
son rôle à jouer dans une
démarche collective. Confronter ses
pratiques au sein de l'équipe, accepter la
diversité, coopérer dans le respect
de tous c'est faire vivre la citoyenneté
dans l'École. C'est au projet d'école
et d'établissement qu'il appartient
d'articuler de façon cohérente des
démarches pédagogiques et
éducatives visant à faire atteindre
par les élèves de cette école,
de cet établissement, les objectifs
définis pour tous nationalement.
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Améliorer les
conditions de travail
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Améliorer la qualité des
constructions pour les rendre plus agréables
et accueillantes, prendre en compte les demandes
des personnels lors de la construction ou de la
restructuration des locaux, sont des
démarches nécessaires pour
améliorer les conditions de travail des
personnels.
Il faut aussi avoir des salles adaptables
à des modes de fonctionnement variés,
disposer de bureaux pour les enseignants, prendre
en compte la surface et les caractéristiques
des locaux pour la dotation en personnels
d'entretien, doter les établissements en
matériels modernes.
De meilleures conditions de travail supposent
aussi des postes en nombre suffisant pourvus par
des personnels titulaires.
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Redéfinir le
service
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Une nécessité pour accompagner
l'évolution du métier :
· travailler en équipe ;
· élaborer, mettre en uvre et suivre
les projets ;
· faire vivre le partenariat ;
· assumer
l'hétérogénéité
des classes ;
· assurer le suivi individualisé des
élèves et la rencontre avec les
familles.
Ces tâches ont pris une place majeure et
si elles sont incontournables pour la
transformation de l'École, elles ne peuvent
être assumées sur la seule base du
volontariat.
Reconnaître aujourd'hui qu'elles font
partie de notre métier, implique de
reconnaître aussi qu'elles sont de grandes
consommatrices de temps.
24+3
Trois heures de concertation inscrites dans la
définition statutaire du temps de travail
des enseignants du premier degré.
15 + 3
C'est la traduction la plus répandue
d'une revendication qui concerne le corps de
référence du second degré :
celui des certifiés.
Cette revendication n'annule pas la demande de
ramener à dix-huit heures ceux qui n'y sont
pas encore.
Forfait ou contrat ?
Pour les tâches qui s'imposent à
tous (concertation, suivi individualisé, par
exemple), un forfait donné à tous est
la solution. Pour ce qui relève de
l'engagement personnel (implication dans des
projets ou des fonctions particulières,
coordination, élaboration d'outils,
activités vers l'extérieur, par
exemple), il semble préférable que
l'établissement dispose d'une enveloppe
permettant d'attribuer contractuellement, au vu de
leur projet, des décharges aux
équipes qui les gèrent. Dans tous les
cas, les tâches de chacun doivent être
décrites, contractualisées et
évaluées.
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