5 juin 1999 Paris La Sorbonne

 

Écrire au Sgen-CFDT

Présentation du colloque par

Jean-Luc Villeneuve

secrétaire général du Sgen-CFDT

 

Le Compte-rendu

et les interventions de:

Jean-Luc Villeneuve

Nicole Notat

Jean-Michel Zakhartchouk

Annie Thomas

Christian Janin

Raymonde Piecuch

Françoise Lebocey


L'ensemble est disponible au format PDF:

CRcolloque.pdf (98Ko)
Rarement sans doute l'École n'a été autant au cur de l'actualité que durant l'année scolaire qui s'achève. Rarement, je pense, les médias ne se seront fait autant l'écho des débats qui peuvent la traverser. Débats vifs, conflictuels, débats idéologiques en fait. En fait, l'École est bel et bien au cur de la société.
Nous le savons, dans le contexte social actuel fortement marqué par l'exclusion, les attentes envers l'École sont de plus en plus fortes. C'est dans ce sens que nous avons pour habitude de dire au Sgen-CFDT que les enjeux scolaires sont aussi des enjeux sociaux. L'École ne peut certes pas tout. Elle ne crée ni ne supprime des emplois. Elle n'est pas la source du chômage. Elle a cependant un rôle fondamental à jouer dans la lutte contre les inégalités. Elle doit en particulier offrir à chaque jeune une qualification reconnue, ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui pour quelque 60 000 jeunes qui sortent chaque année du système scolaire sans la moindre qualification. Ce n'est pas acceptable. Mais, au-delà de la formation, l'École doit également remplir ses fonctions sociales, culturelles, démocratiques, économiques, sa mission d'intégration, de lutte contre les inégalités dans une société fortement marquée par toutes sortes d'inégalités, voire d'exclusions.
Enjeux scolaires, enjeux sociaux : c'est le sens des revendications de notre organisation en matière de transformation pour la réussite de tous. C'est pourquoi nous nous sommes résolument engagés cette année en faveur de démarches visant la démocratisation du système éducatif et une meilleure prise en compte des jeunes, de leurs besoins, de leurs attentes. Mais nous y reviendrons au cours de cette journée.
L'École ne peut régler tous les problèmes de société disions-nous mais, qui plus est, sa transformation ne passera pas par les seuls personnels de l'Éducation nationale. L'École c'est l'affaire de tous, slogan certes ancien, mais qui garde plus que jamais toute sa pertinence.
Dès son origine, en 1937, l'appartenance du Sgen à une confédération a été l'expression d'une conception de l'École, de l'enjeu social que représente l'École, de la conviction que l'École n'est pas seulement l'affaire des enseignants, des personnels de l'Éducation nationale.
En fait, cette affirmation que l'École est l'affaire de tous est, on le voit, bien plus qu'un slogan. C'est le passage obligé pour lutter contre l'échec scolaire. Le partenariat, par exemple, entre l'École, les parents, les associations est fondamental.
Interprofessionnel, parents, associations, mouvements pédagogiques, chercheurs, c'est le choix que nous avons fait pour contribuer à animer la réflexion lors de ce colloque : ce choix est aussi significatif, je pense, de notre engagement, de notre conception de l'École, du rôle qu'elle doit jouer dans la société.
Pour nous, ce colloque d'aujourd'hui doit contribuer à la réflexion, à une réflexion qui alimente des propositions toujours dans le sens de la nécessaire transformation.
Mais que ce colloque nous donne du tonus.
Alors que commence le débat !